Mutualité de l’Indre et Loire

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osteopathie


L'ostéopathie

L'ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle. L'ostéopathe palpe le corps pour déceler les tensions ou les déséquilibres et s'emploie à traiter les restrictions de mobilité, non seulement des articulations mais de tous les tissus. Il ne s'intéresse pas seulement au symptôme mais considère le patient comme un tout à appréhender dans son ensemble.

Une profession récemment reconnue.

En France, la profession d'ostéopathe a été reconnue officiellement en 2002 avec des décrets d'application promulgués en mars 2007. Le diplôme d'ostéopathe s'obtient dans des établissements agréés (après une formation d'au moins 2660 heures). Pour les ostéopathes déjà en exercice à cette date, le titre professionnel d'ostéopathe est délivré par le Préfet de région sur avis d'une commission spécialisée.

Une première consultation particulièrement importante…

La première démarche de l'ostéopathe est de savoir si le motif de consultation (symptôme ou maladie présumée ou même diagnostiquée) relève de sa compétence ou non. L'interrogatoire et l'examen clinique sont essentiels. Il faut du temps pour appréhender une douleur ou un autre symptôme et surtout reconnaître une pathologie organique, qui nécessiterait une intervention de médecin pour un traitement médical ou chirurgical. Dans ce cas, l'ostéopathe (sauf s'il est aussi médecin) a l'obligation de conseiller au patient de consulter son médecin traitant. Il est évident qu'il ne doit pas passer à côté d'une fracture, d'une rupture de ligament, d'un mal de tête dû à une hypertension artérielle, d'une maladie infectieuse ou inflammatoire, d'une pathologie cancéreuse…

Il faut le savoir quand on fait, de soi-même, une démarche vers un ostéopathe pour ne pas être frustré ou déçu d'un refus d'une prise en charge ; l'ostéopathe fait bien son travail.

Des actes indiqués par décret…

L'ostéopathie est d'abord reconnue pour soigner les douleurs et les problèmes liés au système musculo-squelettique que ce soit des problèmes aigus (par exemple après la pratique du sport) ou des problèmes chroniques (douleurs dues à une posture, mal de dos…). Des dysfonctionnements d'autres appareils du corps humain peuvent aussi être une indication d'ostéopathie : appareil circulatoire, digestif…

Un ostéopathe ne peut effectuer de manipulations gynéco-obstétricales, ni de touchers pelviens. Les manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois, de même que les manipulations du cou (rachis cervical) quelque soit l'âge, ne sont possibles qu'avec un certificat médical d'absence de contre-indication à l'ostéopathie.

L'ostéopathe doit s'ajuster à chaque patient.

Une séance peut durer une heure. On peut avoir l'impression d'être "tordu dans tous les sens" ou, au contraire, à peine ressentir les petits mouvements appliqués. Il peut y avoir des courbatures les jours suivants ou d'autres effets secondaires transitoires (aggravation des symptômes, inconfort).

Quoiqu'il en soit, les résultats de l’ostéopathie doivent être constatés rapidement (en 3 séances plus ou moins espacées).

Une approche qui ne doit pas se limiter seulement au symptôme.

Comme la médecine conventionnelle, l'ostéopathie suppose une approche globale de la personne pour prendre en compte l'importance de l'équilibre alimentaire, de l'activité physique pour lutter contre l'obésité qui peut être responsable de douleurs articulaires, etc… De même, dans le domaine du travail, un ostéopathe ne peut ignorer, devant des douleurs dues à des troubles musculo-squelettiques (TMS), le rôle des postures ou des gestes répétitifs.

L'ostéopathie n'est pas remboursée par la Sécurité sociale…

… mais votre Mutuelle participe financièrement aux frais d'ostéopathie (hors formule Harmonie Santé 50). Autant être bien informé pour faire un bon usage de l'ostéopathie, comme on doit l'être pour faire un bon usage du médicament. 

21/12/07