Mutualité de l’Indre et Loire

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Migraine


 Mieux maîtriser la migraine

La migraine touche 1 Français sur 5, plus particulièrement les femmes. 85% des migraineux jugent leur maladie handicapante.

Carte d’identité de la migraine

Elle évolue par crises plus ou moins longues et fréquentes. La douleur est forte. Elle est orientée sur un côté du crâne et dite pulsatile, elle "bat" comme le coeur. Pendant la crise, la personne migraineuse supporte mal le bruit et la lumière. La douleur s’accompagne parfois de nausées et de vomissements. Dans 20% des cas, la crise est précédée de manifestations annexes appelées auras : des troubles visuels, sensitifs ou dysphasiques (difficulté de compréhension et de langage). Pour établir le diagnostic, votre médecin vous interrogera et procédera à un examen neurologique. Si nécessaire, il vous orientera vers un neurologue ou vous prescrira une IRM.

Elle se soigne

L’automédication doit être contrôlée et adaptée par votre médecin. Les maux de tête peuvent devenir quotidiens en cas d'abus de médicaments. Pour une crise modérée, le traitement préconisé est le paracétamol, l’aspirine ou un AINS (antiinflammatoire non stéroïdien : l’ibuprofène, par exemple). Pour des migraines plus intenses, des traitements spécifiques existent : la DHE (dihydroergotamine, dérivé de l’ergot de seigle), les triptans… Si les migraines sont très fréquentes et intenses, le médecin peut prescrire un traitement de fond pour prévenir les crises.

La migraine de l’enfant est souvent ignorée.

Elle se manifeste par des maux de tête, des vomissements, des douleurs abdominales. Son diagnostic est difficile à établir. C’est souvent ce "mal au ventre" dont l’enfant se plaint qui amène à consulter. Famille et médecin doivent être attentifs et prendre en compte les antécédents familiaux. Si elle est sous-estimée, la migraine peut devenir un handicap scolaire et socialInformez les enseignants. Des difficultés scolaires ou familiales peuvent être un élément déclencheur. Un soutien psychologique est recommandé. Dans tous les cas, rassurez l’enfant en lui expliquant sa maladie et son traitement. Côté médicaments, les AINS sont recommandés. Le sommeil est un bon allié du traitement.

En savoir plus : "La migraine : mieux la connaître, mieux la soigner", Pr Gilles Géraud, éditions Milan 2003 - www.sosmigraine.comwww.migraine-enfant.org

Cela va sans dire...

  • Évitez les situations à riques (stress, émotions fortes, contrariétés…) 
  • Certains aliments peuvent être déclencheurs : alcool , chocolat, oeuf…
  • En période de crise, privilégiez une vie calme, avec des repas et un sommeil réguliers. 
  • Prendre un médicament au plus tôt le rend alors plus efficace.

...mais c'est mieux en le disant

Source : Mutualité française

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