La douleur
La douleur n'est plus une fatalité. Elle "n'apporte rien".
Toute douleur à une cause que le médecin doit identifier. Lorsque le diagnostic est posé, le médecin doit contrôler ou faire disparaître la douleur. Elle altère la qualité de vie, amenuise l'énergie et retentie sur la vie familiale. Endurer la douleur n'améliore pas le pronostic de la maladie qui la provoque.
Le droit à la prévention. On peut traiter la douleur.
Lorsqu'un patient doit subir un geste douloureux (prélèvement, intervention, séance de rééducation...), il doit en être averti car il a le droit de demander à l'équipe soignante de s'en préoccuper. Traiter la douleur peut prendre du temps. Mais c'est contribuer à retrouver bien-être, appétit, sommeil et autonomie.
La participation du patient est essentielle.
Chaque personne réagit de manière différente à la douleur. Personne ne peut se mettre à la place de celui qui souffre. Plus le patient donnera des informations sur sa douleur, mieux il sera aidé. La souffrance psychologique augmente le phénomène douloureux, et instaure un cercle vicieux. Les caractéristiques d'une douleur : sa durée (aiguë, chronique, récidivante...), son moment d'apparition (moment de la journée, circonstance déclenchante...), la partie du corps qui souffre, à quoi elle ressemble ? son intensité (des réglettes permettent d'indiquer son importance), son retentissement sur la vie quotidienne (anxiété, insomnie, incapacités fonctionnelles...)
Quels moyens pour abolir la douleur ?
Les Antalgiques : Ces médicaments soulagent les douleurs. En fonction de leur intensité, on les classe en 3 "paliers". Palier 1 : paracétamol, aspirine, ibuprofène, Palier 2 : associations d'antalgiques de palier 1 avec des opioïdes faibles (les opioïdes, la codéine par exemple, ressemblent à la morphine et ses dérivés), Palier 3 : opioïdes forts. Un traitement par la morphine pourra toujours être arrêté si la cause des douleurs disparaît. Il n'y a aucun risque de devenir dépendant à la morphine quand elle est prescrite dans le cadre d'un suivi spécialisé.
Les autres médicaments : Tout médicament qui agit sur la cause de la maladie agira sur la douleur. Mais cela peut prendre un certain temps. Citons les antimigraineux et les anti-inflammatoires. En outre, certains anti-épileptiques et antidépresseurs agissent sur la douleur. Il ne faut pas être étonné de leur prescription. Les autres moyens : Tout ce qui améliore le confort physique et psychologique contribue au contrôle de la douleur.
Cela va sans dire...
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Endurer une souffrance n'apporte rien.
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Tout patient qui souffre a le droit de demander que l'on s'en préoccupe.
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On n'utilisera un antalgique de palier 2 que si les médicaments de palier 1 ont échoué de même pour ceux de palier 3.
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Calmer la douleur améliore la convalescence et les suites post-opératoires.
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Le contrôle des douleurs chroniques améliore la qualité de vie.
...mais c'est mieux en le disant
Source : Mutualité Française
