Mutualité de l’Indre et Loire

Accueil / 

Prévention / 

La contraception


 La contraception

Maîtriser les naissances plutôt que les subir est source de santé et d'harmonie pour le bébé et la maman. Bien que 2 femmes sur 3 utilisent une méthode contraceptive (1), on compte encore 220 000 avortements par an en France (2), à comparer aux 730 000 naissances annuelles (3). Faciliter l'accès à la contraception reste encore d'actualité.

La "pilule" (contraception hormonale) 

Ce mélange d'œstrogène et de progestérone empêche la "ponte" de l'œuf par l'ovaire (l'ovulation), et représente 41% des méthodes contraceptives. Les pilules sont de moins en moins dosées, en conservant toutefois leur efficacité. Les avantages : l'efficacité est excellente (99,5%), la femme maîtrise cette méthode, les quelques inconvénients (maux de tête, nausées) disparaissent en changeant de dosage. Les inconvénients : la prise doit être non seulement quotidienne, mais à heure fixe. En effet, moins la pilule est dosée et plus le "risque" de grossesse est élevé en cas d'oubli, une consultation médicale est nécessaire avant toute prescription car il existe plusieurs contre-indications absolues : le cancer du sein, certaines maladies du foie, la tendance à constituer des caillots…, l'association " pilule plus tabagisme " augmente les risques vasculaires du tabac sur la santé, en cas de kystes du sein, d'obésité, de diabète, il est nécessaire de stabiliser les problèmes avant de prescrire la pilule. Lorsque c'est impossible, on prescrit une autre méthode de contraception ou une pilule sans œstrogène, nouvellement commercialisée.

La contraception hormonale d'urgence 

Jusqu'à 3 jours après des rapports sexuels, on peut réduire la probabilité de tomber enceinte en ingérant un mélange hormonal disponible en pharmacie ; les infirmières scolaires sont habilitées à le donner sous certaines conditions. L'expression "pilule du lendemain" est source de malentendu, puisque cette méthode reste efficace jusqu'à 3 jours après le rapport à risques, et pas seulement le "lendemain".

Le stérilet 

Cet objet en cuivre en forme de T est placé dans l'utérus et empêche la nidation de l'œuf. Il constitue 16 % des méthodes contraceptives. Les avantages : l'efficacité est excellente, surtout les modèles imprégnés de progestérone. Les inconvénients : il n'empêche pas l'ovulation. Il y a donc un risque de grossesse en dehors de l'utérus (extra-utérine) : tout retard de règles doit amener à consulter son médecin, on ne prescrit pas le stérilet chez les femmes n'ayant pas d'enfant en raison du risque, faible, d'infection et de stérilité.

Le préservatif masculin 

Le préservatif est efficace (à 95 %) s'il est correctement utilisé. Il protège contre les maladies sexuellement transmissibles. Il représente 5% des moyens contraceptifs utilisés en France. Cette méthode est préférée lorsque les relations sexuelles sont épisodiques. Son principal inconvénient est la réticence de nombreux hommes à l'utiliser.

Le préservatif féminin 

Nouveau venu en France, son principal avantage est sa maîtrise par la femme. Mais son prix, élevé, et sa méthode de mise en place, rébarbative, constituent autant d'inconvénients.

Le diaphragme, les spermicides 

Malgré sa totale innocuité, le diaphragme n'est plus guère utilisé, en raison de ses échecs trop fréquents. Utilisés seuls, les gels et éponges spermicides sont également peu efficaces et donc non recommandés.

Où ses renseigner sur la contraception ?

La Confédération Nationale du Mouvement Français du Planning Familial (4 square St Irénée 75011 Paris, Tél. : 01 48 07 29 10) donne des renseignements ainsi que les coordonnées de l'antenne départementale la plus proche.

Cela va sans dire...

  • Les méthodes les plus efficaces nécessitent un suivi médical régulier.
  • La pilule ne fait pas grossir, ne rend pas stérile, ne donne pas le cancer.
  • La contraception d'urgence est un dépannage, pas une méthode contraceptive régulière.
  • Un retard de règles quand on a un stérilet, doit conduire chez le médecin.
  • Le retrait, la méthode des températures, le diaphragme sont à éviter.

...mais c'est mieux en le disant

(1) Enquête INED (mars 1994) et rapport Uzan (novembre 1998)
(2) (3) sources : INSEE, DGS/Ministère de la Santé.

Source : Mutualité Française

<< Prévention