Drogues et addictions
Pour les jeunes, week-end et vacances d'été sont des périodes propices à faire la fête. Mais aux yeux des adolescents, une fête réussie passe souvent par la consommation de substances psychoactives. Alcool, tabac, cannabis, ecstasy, médicaments psychotropes sont les drogues les plus prisées des jeunes. En 10 ans, la consommation de cannabis a fortement augmenté chez les jeunes. En revanche, le recul du tabagisme se confirme, y compris chez les adolescents.
Les jeunes filles fument plus que les garçons
L'âge moyen de la 1ère cigarette est 13,5 ans. "J'ai allumé ma première cigarette en 4e pour faire comme les copains, se rappelle Raphaëlle, âgée de 17 ans. Aujourd'hui, je fume un demi-paquet par jour. Je sais que le tabac, c'est mauvais pour la santé mais ça me permet de moins manger et de ne pas grossir". Le recul du tabagisme se confirme en France, y compris chez les plus jeunes. Les jeunes filles de 17-18 ans sont 48 % à fumer contre 47 % de garçons ". La dépendance au tabac est rapide et forte. Le tabac est responsable de 60 000 morts chaque année !
Les boissons alcoolisées ciblent les jeunes
C'est en famille que les adolescents font le plus souvent la découverte de l'alcool. 21 % des garçons et 8 % des filles de 17-18 ans ont consommé de l'alcool au moins 10 fois au cours des 30 derniers jours. "Les professionnels du secteur des boissons alcoolisées séduisent les jeunes à grand renfort de "premix" et "d'alcopops". Les premix sont des boissons associant des sodas ou des jus de fruit avec des alcools forts (whisky, vodka…). Les alcopops sont composés d'un mélange de boissons alcoolisées (bière et vodka par exemple) ou d'un alcool avec un arôme (vodka au citron). Pour Caroline, élève en classe préparatoire de mathématiques, "il n'y a pas de fête sans alcool. Le samedi soir, on se déchire la tête ! C'est notre façon de décompresser des études". La consommation excessive d'alcool expose immédiatement jeunes et moins jeunes à des risques majeurs : diminution de la vigilance à l'origine d'accidents de la circulation, comportements violents, agressions…
Le cannabis est le produit illicite le plus consommé
A 17 ans, 50% des jeunes déclarent avoir fumé du cannabis au moins 1 fois dans sa vie. "C'est le produit illicite le plus précocement expérimenté. L'essai se fait en moyenne vers 15 ans. Les garçons sont davantage concernés et commencent plus jeunes", signale l'ouvrage de l'Inpes. Le cannabis est le produit illicite le plus consommé par la population. "Au début, c'était pour rigoler avec les copains. Mais petit à petit, j'ai commencé à fumer seul, le soir, dans ma chambre. Ça m'aidait à m'endormir. Progressivement, j'ai allumé mon premier joint avant d'aller en cours. Je ne fichais plus rien, tout m'était égal. J'étais devenu indifférent aux autres et à moi-même". Agé de 17 ans, Maxime s'est retrouvé en échec scolaire. C'est avec le soutien de ses parents et une prise en charge psychiatrique qu'il a réussi à s'en sortir.
L'ecstasy fait des morts et des victimes d'abus sexuels
En 2003, 5,2 % des garçons et 3 % des filles de 17-18 ans déclaraient avoir pris de l'ecstasy au moins 1 fois dans leur vie. Cette drogue accompagne souvent les soirées "techno" et les "rave-party". En 2004, la police a constaté 4 décès liés à l'ecstasy. "Mais il certains décès liés à ces drogues de synthèse (ecstasy, amphétamines) échappent aux services de police", souligne le guide de l'Inpes. L'ecstasy provoque dans 1er temps une certaine euphorie, une sensation de bien-être et de plaisir. Les effets durent entre 2h et 4h avant la "descente" qui s'apparente à une forme de dépression intense. La consommation d'ecstasy peut provoquer une grave déshydratation de l'organisme et une élévation de sa température, à l'origine de décès, des troubles neuropsychiatriques (angoisses et hallucinations), des troubles digestifs, des pertes de connaissance, des arythmies cardiaques. L'ecstasy peut être responsable de dépressions graves et lésions irréversibles des cellules nerveuses.
Les médicaments psychotropes sont détournés de leur usage
Cela va sans dire...
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Mieux informés, les jeunes sont aussi mieux protégés
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Attention, des victimes ont déjà été droguées à leur insu à des fins sexuelles ou criminelles
...mais c'est mieux en le disant.
Source Mutualité française
